Peintures d'Afrique et d'ailleurs par Emmanuel Baliyanga

Le Tambour Africain

On distingue deux types de tambours parleurs :

le tambour à membrane et le tambour à fente ou tambour de bois.

Tambour à membrane

Tambour à membrane

Le tambour à membrane est façonné à l’aide d’un tronc d’arbre au cœur évidé dont l’une des extrémités est recouverte d’une peau tannée, soigneusement tendue et fixée à l’aide des lanières de cuir et des cales de bois. Certains l’appellent aussi tam-tam, néologisme forgé par les colons européens et qui est une simple reproduction onomatopéique du bruit sourd des tons hauts et bas d’un instrument de musique africain (Mbè en langue basaa du Cameroun, ou Ingoma en Kirundi et en Kinyarwanda, langues nationales du Burundi et du Rwanda). Il peut être fixe ou portable à l’instar des téléphones portables du monde contemporain.

Tambour à fentes

Tambour à fente

Le tambour à fente (Hiku ou encore Nku en langue basaa) est fabriqué à partir d’un tronc d’arbre tout aussi évidé, parcouru cette fois par une fente longitudinale qui laisse pendante deux lèvres d’épaisseur inégale sur lesquelles frappe l’émetteur encore appelé le tambourinaire, pour diffuser des messages codés.

Le tambour à fente est un instrument fixe, évidé horizontalement et non verticalement. Il est battu avec deux baguettes. Il est d’abord un instrument de communication avant d’être un instrument de divertissement,  utilisé en Afrique centrale et occidentale notamment, par ces généalogistes, conteurs et autres « journalistes » de la tradition orale qu’on appelle communément les griots. Qu’on l’appelle « téléphone tambour » ou « tambour télégraphe » par analogie avec le téléphone ou la télégraphie, le tambour d’appel est avant tout un moyen  de communication d’invention négro-africaine. Il est difficile de dater cette invention qui ne s’est révélée aux colons européens qu’en 1876, stupéfaits par l’hermétisme de ce système de communication atypique. Son antériorité par rapport aux techniques modernes de transmission connues aujourd’hui et dont il est l’ancêtre paraît indéniable. À l’évidence, Bernard Voyenne n’en doute point lorsqu’il soutient pour sa part que :

« Parmi tous les modes ancestraux de communication, le tam tam africain est celui qui préfigure le mieux la presse, parce que les messages qu’il transmet se propagent simultanément dans plusieurs directions. Il informe sur les évènements, petits et grands de la communauté, exprime ses joies et ses peines, rompt la monotonie de la vie quotidienne ».

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Art Prints

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